Comité PRO CEVA

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Publié : 29 juillet 2009
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Le Ceva en cinq points

Sur le blog http://jbbusset.blog.tdg.ch, j’ai relevé un article dont l’argumentaire me semble très bien construit. Je vous laisse le découvrir ci-après

source : http://jbbusset.blog.tdg.ch/archive/2009/07/27/le-ceva-en-5-points.html

Ce qui me semble remarquable, et c’est l’auteur du billet qui le dit lui même, c’est que cet article émane d’un "simple citoyen, affilié à aucun lobby, (...) qui croit à une région franco-valdo-genevoise intégrée"

Le CEVA en 5 points

Je ne suis qu’un simple citoyen, affilié à aucun lobby, qui ne fait plus de politique depuis longtemps, mais qui croit à une région franco-valdo-genevoise intégrée, qui, avec le temps, saura organiser son avenir malgré les problèmes administratifs inhérents à la frontière. Je constate qu’un lobby "Anti-CEVA" s’est formé, qu’il semble disposer de moyens importants déjà au moment de récolter des signatures pour son referendum contre le complément budgétaire voté par le Grand-Conseil.

Nous devons avoir une vision à moyen/long terme de notre agglomération, ceci malgré les aléas auxquels semblent s’attacher les opposants. Cette vision doit primer sur les difficultés de la réalisation, c’est pourquoi il faut soutenir ce projet :

1 Le CEVA, un outil de développement de l’agglo

Nous nous acheminons vers une agglomération de l’ordre du million d’habitants, soit 200’000 habitants de plus et 100’000 emplois supplémentaires. Une mobilité dynamique et multimodale est donc urgente et indispensable pour assurer le maintien et la croissance du niveau de vie de la région. Nous savons que Genève est un cul de sac ferroviaire qui a freiné un siècle durant l’utilisation plus intensive des transports publics. Il est absurde de se couper de la rive gauche qui devient de plus en plus dense en populations, mais aussi de plus en plus dynamique économiquement parlant (p. ex. Vallée de l’Arve). Dans le cadre du Projet d’Agglomération franco-valdo-genevoise, le CEVA constitue un maillon important et structurant du développement régional dont on ne peut se passer. Les opposants font penser à ceux qui, à l’époque, s’opposaient à l’autoroute de contournement qui, aujourd’hui déjà, est saturée !

2 Un projet du XIXe siècle ?

Parce que la concession fédérale existe depuis 1912, les opposants considèrent le CEVA comme un projet du XIXe siècle. Si les conditions socio-économiques ont changé, cette liaison n’en demeure pas moins indispensable, elle correspond, aujourd’hui comme hier, aux importants flux de déplacements de l’agglomération. Si la liaison avec St-Julien et Archamps n’est pas prise en compte, le CEVA constitue tout de même une base de laquelle toute évolution future de ce RER pourra être envisagée. Ce qui est sûr, c’est que le projet existe et qu’il est prêt à être réalisé, alors que toute variante fera perdre une bonne dizaine d’années à Genève pour satisfaire un besoin urgent de mobilité.

3 Trop facile de dire que c’est trop cher !

Les opposants en ont fait leur slogan : « Deux milliards pour le CEVA, c’est trop cher ! ». A l’heure actuelle, personne ne parle d’un tel montant, puisque le référendum en cours ne concerne que les 113 millions supplémentaires nécessaires au démarrage du projet qui s’ajoutent aux 950 millions déjà budgétés. La Confédération prendra en charge 58% du projet, plus values comprises. Tout projet étalé sur plusieurs années subit des renchérissements inévitables, mais nul ne peu prétendre avec certitude que l’on atteindra les 2 milliards. Sachant l’argument porteur, les opposants n’hésitent pas à le proclamer, même s’il porte une part importante part de démagogie et de vérités impossibles à étayer, donnant ainsi un gros coup à leur crédibilité !

4 Le CEVA n’est pas contre Colovrex, la traversée du lac, ni contre les 3e voies ferroviaire et autoroutière.

Les autres grands projets de l’agglomération ne peuvent en aucun cas constituer une alternative au CEVA, mais bien plutôt des compléments utiles et intéressants. Oui, le déplacement de la zone industrielle de la Praille (ou d’une partie de celle-ci) vers Colovrex va dans le bon sens en raison des avantages logistiques qu’elle offre : proximité de l’aéroport, de la gare CFF (avec une prolongation possible des voies vers le site), de l’autoroute, de la frontière (avec possibilité d’aménager aisément une zone hors-douane). La traversée du Petit-Lac va également dans la logique de l’aménagement de l’Agglo en constituant une ceinture complète de la ville. De même pour les troisièmes voies ferroviaires et autoroutières. Lorsque l’on connaît la lenteur de la gestation des projets à Genève, le CEVA ne doit en tous cas pas être mis en concurrence avec eux, ce seront ceux de la génération suivante !

5 Une mauvaise décision vaut mieux que pas de décision du tout !

Au-delà de leurs slogans démagogiques, les opposants font aussi des remarques intéressantes, dignes d’être prises en compte. Cependant, il arrive un moment ou il faut décider et appliquer la décision ! L’acceptation du referendum signifierait l’arrêt du projet, une reprise en compte des arguments présentés selon les procédures démocratiques habituelles, soit un retard d’au moins 10 ans pour une réalisation indispensable à Genève ! Cela équivaudrait à ne pas prendre de décision, c’est-à-dire continuer à parler de développement durable sans pouvoir l’appliquer, continuer de parler Projet d’Agglo en oubliant l’une de ses pièces maîtresses, continuer de parler mobilité multimodale en la bafouant, etc.

Tous les grands managers l’affirment : Le manque de décision a toujours provoqué des catastrophes qu’une décision, même critiquable, n’aurait jamais engendrées !